Jean Dujardin et Bérénice Bejo sont à l'affiche de ce film muet en noir et blanc réalisé par
Michel Hazanavicius et produit par Thomas Langmann.
Synopsis du film :
À Hollywood, en 1927, George Valentin (
Jean Dujardin) est un acteur très célèbre du cinéma muet, auquel le succès est monté à la tête. De son côté, Peppy Miller (
Bérénice Bejo) est une jeune femme qui tente sa chance dans le cinéma après avoir été prise en photo avec Valentin et fait la une de Variety. Elle se fait embaucher comme figurante et recroise le chemin de Valentin dans un studio où il découvre ses talents de danseuse. Il la fait alors embaucher pour un second rôle sur son nouveau film.
Le temps passe, Peppy enchaîne les seconds rôles et commence à avoir de plus grands rôles, tandis que Valentin continue à avoir le premier rôle, mais son producteur, Al Zimmer (John Goodman), lui montre alors les essais vocaux d'une ancienne partenaire de Valentin. Zimmer est enthousiaste, Valentin est moqueur, ne croyant pas au succès du cinéma parlant. Cependant, la possibilité de voir le cinéma parlant triompher lui donne des cauchemars. Et ses peurs deviennent réelles : du jour au lendemain, Zimmer arrête la production de tout film muet pour miser sur le parlant et choisit plusieurs jeunes acteurs pour lancer la vague, dont Peppy. Valentin, par fierté, quitte les studios en annonçant produire et réaliser lui-même son prochain film, toujours muet. Il se lance donc dans son projet et dépense sans compter.
Finalement, le public délaisse totalement Tears of Love. En une soirée, George Valentin perd sa fortune, sa notoriété et sa femme, qui le quitte.
Durant les deux ans qui suivent, la carrière de Peppy explose alors que Valentin sombre dans l'oubli et l'alcool. Il chasse son dernier ami, son chauffeur Clifton, qu'il ne peut plus payer car il en est réduit à vendre l'intégralité de ses dernières propriétés aux enchères pour survivre - il ignore qu'un des acheteurs n'est autre que Peppy. Valentin, désormais lui aussi convaincu que le parlant est l'avenir et qu'il appartient au passé, s'enfonce dans l'alcool et un jour, saoul et dans un état second, met le feu aux dernières pellicules de film qu'il gardait chez lui, mais se reprend et tente de sauver une dernière bobine avant de s'évanouir, intoxiqué par la fumée. Il ne doit la vie sauve qu'à son chien, qui est parvenu à amener un policier pour le sauver. Quand Peppy l'apprend, elle se rend à son chevet à l'hôpital et trouve la bobine que George a sauvée : les rushes des scènes qu'ils ont tournées ensemble. Voyant ce geste, Peppy décide de ramener George dans sa propriété.
George se remet doucement et se réconcilie avec Peppy, mais reste jaloux de son succès. Un jour, sur le plateau, Peppy insiste auprès de Zimmer pour qu'il lui offre un rôle dans son film. George saisit la situation et perd pied quand il retrouve tous les souvenirs de son succès passé chez Peppy, qui a racheté tous les objets. George fuit la demeure de Peppy, et dans la rue, réalise qu'il est terrifié à l'idée de devoir parler devant la caméra car il est certain qu'on ne le prendra pas au sérieux. Il retourne alors dans son ancien appartement, où il retrouve un pistolet et tente de se suicider. Il est sauvé par le bruit fait par l'accident de voiture de Peppy, qui est rentrée chez elle et a compris la situation. George jette l'arme avant de se jeter dans les bras de Peppy et de lui confier ses peurs. Peppy a alors une idée, qui séduit immédiatement Zimmer : Peppy et George feront un numéro de claquettes à deux dans leur prochain film.
Le récit s'achève sur le tournage de la comédie musicale de George et Peppy. Le film, dans ses derniers instants, devient parlant, alors que le réalisateur, enthousiaste, demande une deuxième prise, Valentin répond with pleasure, « avec plaisir » en anglais, avec l’accent français, et les deux protagonistes reprennent leur numéro.
Récompenses :
The Artist a remporté quantité de récompenses en France et à l'international : César, Oscars, Golden Globes, TGA, Palme d'or, BAFTA...
La presse en parle
Le Figaro : "The Artist est le chouchou des américains"
Le nouvel obs : "Avec 5 oscars, The Artist entre dans la légende"
Le Monde : "Oscars 2012 : le sacre de The Artist"